Quelle différence entre Archibald et un professionnel ?

Archibald peut accompagner certains moments autour de la rencontre. Le professionnel, lui, engage une relation.

Archibald peut vous aider à mettre des mots sur ce que vous traversez, à explorer une question, un rêve ou un ressenti, à garder une trace de ce qui apparaît entre deux rencontres et à mieux vous orienter vers un professionnel.

Mais il ne fait pas le même travail.

Un professionnel ne se résume pas à poser de bonnes questions ou à produire des réponses pertinentes.

Il rencontre une personne dans la durée, avec son expérience, sa formation, son cadre, sa responsabilité et tout ce qui se construit progressivement dans la relation.

Archibald peut préparer et entourer cette rencontre. Il ne cherche pas à la reproduire.

Avant la rencontre, Archibald peut aider à préciser ce que vous recherchez

Chercher un accompagnement peut commencer alors même que l’on ne sait pas très bien vers qui se tourner.

Vous pouvez savoir que quelque chose ne va plus, qu’une question revient, qu’une période de votre vie demande à être regardée autrement, sans savoir encore si vous recherchez un psychologue, un psychanalyste, un sophrologue, un Gestalt-thérapeute ou un art-thérapeute.

Archibald peut vous aider à mettre progressivement cette demande en mots.

Il peut également prendre en compte certains éléments concrets : votre manière d’envisager les rencontres, le cadre que vous recherchez, la visio ou le présentiel, vos disponibilités ou certaines caractéristiques de la pratique qui comptent pour vous.

Son rôle est alors celui de l’orientation.

Il ne détermine pas de quel professionnel vous « avez besoin ».

Il vous aide à comprendre quelles manières d’accompagner pourraient davantage correspondre à ce que vous recherchez.

Il peut explorer avec vous sans devenir votre thérapeute

Une personne peut aussi utiliser Archibald pour déposer une émotion, revenir sur un rêve, réfléchir à une situation ou suivre une question personnelle.

Cela ne signifie pas qu’Archibald devient son thérapeute.

La différence se trouve notamment dans la manière dont il intervient.

Archibald peut demander : « Qu’est-ce qui vous reste le plus de ce rêve ? » « Cette sensation vous est-elle familière dans une autre situation ? » « Qu’est-ce qui change concrètement pour vous lorsque cela se produit ? »

Mais son rôle n’est pas d’en conclure : « Voilà ce que votre rêve signifie. » « Voilà l’origine de votre émotion. » « Voilà ce qui se joue réellement chez vous. »

Il peut aider à approfondir une matière. Il ne doit pas construire une interprétation de la personne à sa place.

Le professionnel travaille aussi avec ce qui se passe dans la relation

Une rencontre avec un professionnel ne repose pas uniquement sur le contenu des paroles échangées.

Il y a aussi une présence.

Une manière de parler et de se taire.

Une hésitation.

Un changement de ton.

Une relation qui se construit dans le temps.

Des réactions qui peuvent apparaître envers le professionnel lui-même.

Une manière de venir, de revenir, de résister, de s’engager ou de se retirer.

Selon les pratiques, cette relation peut elle-même devenir une partie importante du travail.

Archibald peut travailler avec ce qui lui est confié. Le professionnel travaille également avec ce qui se construit entre deux personnes.

Ce n’est pas la même chose.

Le professionnel peut élaborer des hypothèses. Archibald doit rester plus retenu.

Dans certaines pratiques, le professionnel peut progressivement formuler des hypothèses, proposer une lecture, relever une dynamique, confronter une contradiction ou interpréter certains éléments.

Ce travail dépend de sa formation, de son approche, de son expérience et de la relation construite avec la personne.

Archibald doit conserver une autre position.

Il peut relever quelque chose que la personne vient elle-même de formuler.

Il peut demander si elle reconnaît une répétition.

Il peut l’inviter à préciser une association.

Il peut lui renvoyer fidèlement une contradiction présente dans ses propres paroles.

Mais il ne devrait pas franchir seul le pas qui consiste à décider : « voici ce que cela signifie chez vous ».

Cette retenue n’est pas une faiblesse d’Archibald.

C’est une frontière volontaire.

Entre deux rencontres, Archibald peut aider à garder le fil

Une grande partie de la vie intérieure ne se produit évidemment pas uniquement pendant un rendez-vous.

Un rêve peut arriver le lendemain.

Une phrase entendue en séance peut revenir trois jours plus tard.

Une émotion peut apparaître dans une situation quotidienne.

Une question peut rester ouverte.

Archibald peut alors servir d’espace intermédiaire.

Vous pouvez y conserver une réflexion, déposer ce qui s’est présenté ou poursuivre doucement une exploration.

Avec Mon fil intérieur, vous pouvez garder cette matière sans qu’elle soit automatiquement transmise à votre accompagnant.

Vous décidez de ce que vous souhaitez conserver pour vous et de ce que vous voulez éventuellement reprendre ensuite avec lui.

Archibald peut aider à préserver le fil. Le travail avec le professionnel reste le lieu de la rencontre.

Archibald n’a pas vocation à transformer chaque réflexion en problème à résoudre

Tout ce qu’une personne dépose ne demande pas nécessairement une réponse, une solution ou une intervention.

Parfois, quelque chose a simplement besoin d’être formulé.

Parfois, une question mérite de rester ouverte.

Parfois, une image ou une émotion peut être conservée jusqu’à la prochaine rencontre.

Archibald doit pouvoir respecter cela.

Son rôle n’est pas d’exploiter chaque message jusqu’à produire une conclusion.

Il peut aussi reconnaître qu’une matière a été suffisamment explorée pour le moment et laisser la personne décider si elle souhaite continuer.

Archibald ne pose pas de diagnostic

Archibald n’est ni un psychologue, ni un médecin, ni un psychothérapeute, ni un psychanalyste.

Il ne pose pas de diagnostic.

Il ne détermine pas qu’une personne présente tel ou tel trouble.

Il ne remplace pas l’évaluation d’un professionnel lorsque celle-ci est nécessaire.

Cela permet aussi de conserver une distinction importante : une personne n’a pas besoin de savoir ce qu’elle « a » pour commencer à parler de ce qu’elle traverse.

Archibald peut partir de ses mots sans chercher immédiatement à les transformer en catégorie.

Le professionnel porte une responsabilité que l’IA ne doit pas prétendre assumer

Un professionnel exerce dans un cadre défini par sa formation, sa pratique, ses obligations et ses responsabilités.

Il prend des décisions à partir d’une situation singulière et assume la manière dont il conduit son travail.

Une intelligence artificielle ne doit pas donner l’illusion qu’elle possède cette même position simplement parce qu’elle est capable de tenir une conversation convaincante.

La capacité à produire une réponse n’équivaut pas à la responsabilité de conduire un accompagnement.

C’est précisément pour cette raison qu’HelloArchibald distingue clairement les deux places.

L’un n’a donc pas vocation à remplacer l’autre

La question n’est pas de choisir entre : Archibald ou un professionnel.

Ils n’occupent pas la même place.

Archibald peut intervenir avant une première rencontre, dans l’orientation, pour explorer certaines matières, pour conserver un fil entre deux rendez-vous ou pour préparer ce que vous souhaitez éventuellement reprendre ensuite.

Le professionnel, lui, engage un accompagnement avec vous.

Archibald travaille autour de la relation. Le professionnel travaille dans la relation.

Et cette distinction est volontaire.

Une technologie utile parce qu’elle connaît aussi ses limites

Nous pensons que l’intelligence artificielle peut avoir une place réelle autour de l’accompagnement humain.

Mais cette place ne devient pas plus pertinente à mesure qu’elle s’étend.

Elle devient pertinente lorsqu’elle est clairement définie.

Archibald n’a donc pas été conçu pour devenir progressivement un thérapeute numérique.

Il a été conçu pour aider à mieux préparer, orienter et accompagner certains moments autour de la rencontre.

La technologie peut soutenir le chemin vers l’autre. Elle n’a pas besoin de devenir l’autre.